Gouvernement.fr, Marisol Touraine

Affaire du Siècle : le Gouvernement répondra "dans les délais impartis"
Dérèglement climatique
14 février 2019 - Actualité

Affaire du Siècle : le Gouvernement répondra "dans les délais impartis"

Le Premier ministre a affirmé, dans un communiqué du 14 février, que le Gouvernement répondra "dans les délais impartis", à la demande préalable formulée par les quatre organisations à l’origine de la pétition "l’Affaire du Siècle". Toutefois, Matignon récuse l'accusation "d’inaction climatique".
 

Édouard Philippe a reçu à Matignon les quatre ONG - Fondation Hulot, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France -  à l'origine de la pétition en ligne, qui dépasse désormais les 2,1 millions de signataires.

"Le Gouvernement, par la voix du ministère de la Transition écologique et solidaire, répondra dans les délais impartis à la demande préalable formulée par les quatre organisations à l'origine de la pétition", précise Matignon dans un communiqué diffusé à l'issue de la rencontre, en saluant "la mobilisation des Français qui ont signé la pétition".

Récusant l'accusation d'inaction climatique, le Gouvernement rappelle que "la France est parmi les pays les plus actifs pour lutter contre le dérèglement climatique, et l'un des moins émetteurs des pays développés".

En témoignent les mesures relatives à l'arrêt des centrales à charbon d'ici à 2022, à l'accélération du développement des énergies renouvelables, à l'objectif de neutralité carbone en 2050, à la baisse des émissions liées à l'énergie en 2018 et au plan de sortie des chaudières au fioul...

Reconnaissant que tout cela n’est pas suffisant, le Gouvernement appelle les signataires de la pétition à s'investir dans le grand débat en cours "pour contribuer à identifier les mesures qui permettront de mieux accompagner les Français qui souhaitent agir pour le climat".

Concernant l'exemplarité de l’État en matière climatique, "plusieurs propositions seront présentées prochainement" notamment des dispositifs d'aide au covoiturage et au travail à vélo pour ses agents, la suppression du plastique jetable ou encore la réduction de la consommation d'énergie des bâtiments de l'État.

 

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Prix Ilan Halimi : une récompense pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme
Mains
12 février 2019 - Actualité

Prix Ilan Halimi : une récompense pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme

La première cérémonie de remise du prix Ilan Halimi se déroule ce mardi 12 février, la veille de l’anniversaire de la mort du jeune homme.
 
Le Premier ministre, Édouard Philippe, a remis le premier prix Ilan Halimi, en présence des ministres Franck Riester, Marlène Schiappa et Gabriel Attal. Il récompense plusieurs initiatives collectives de jeunes qui contribuent à faire reculer les préjugés racistes et antisémites dans la société.
 
Remise du prix Ilan Halimi : "une récompense pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme"

La jeunesse au cœur de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Prix Ilan HalimiPour la première édition de cette distinction, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) a examiné plus de 70 dossiers de candidature. Réservé aux jeunes de moins de 25 ans, la sélection a retenu des projets relevant d’une multitude de domaines : culturel, artistique, sportif ou numérique. Outre le prix Ilan Halimi, quatre autres distinctions sont également décernées ce soir.

Le prix Ilan Halimi est nommé ainsi en souvenir de la mort de ce dernier, il y a 13 ans. En janvier 2006, un groupe surnommé le “gang des barbares” avait enlevé, séquestré et torturé le jeune homme de confession juive pendant trois semaines. Découvert le 13 février 2006 près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois, Ilan Halimi avait succombé à ses blessures peu de temps après son transfert à l’hôpital.

Des mesures pour mieux lutter, éduquer et protéger

Edouard PhilippeMis en œuvre dans le cadre du Plan national contre le racisme et l’antisémitisme 2018-2020, la création du prix Ilan Halimi s’accompagne de nombreuses mesures de lutte contre la haine, l’intolérance et les violences liées à la religion ou à la couleur de peau.

Parmi elles :
  • Le lancement d’une initiative législative européenne pour imposer un retrait plus rapide des contenus illicites en ligne ;
  • La création d’une équipe nationale de réaction pour améliorer la réponse de l’institution scolaire et l’accompagnement des équipes éducatives face aux comportements racistes et antisémites ;
  • La création de deux bourses de thèse pour financer des travaux sur le racisme et l’antisémitisme ;
  • La mise en place d’un dispositif de pré-plainte en ligne pour les victimes de discriminations, d’actes racistes ou antisémites ;
  • L’expérimentation d'un réseau d'enquêteurs et de magistrats spécifiquement formés à la lutte contre la haine.

Le racisme et l’antisémitisme ont tué en France ces dernières années”, déclarait Édouard Philippe en mars dernier lors de la présentation de ce Plan national. “Pour le Gouvernement, la lutte contre ce fléau est un impératif moral et politique. Ce plan complète, renforce, prolonge les actions que nous menons dans les domaines de la lutte contre les discriminations et de la prévention de la radicalisation.”

Des actes antisémites en hausse en 2018

La cérémonie de remise du prix Ilan Halimi se déroule dans un contexte de recrudescence des actes antisémites. Tandis que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé une augmentation de 74% des actes antisémites en 2018, deux arbres plantés en mémoire d’Ilan Halimi ont été retrouvés sciés hier à Sainte-Geneviève-des-Bois.

Cet acte n’est cependant pas isolé : ce week-end à Paris, des croix gammées ont été découvertes sur deux portraits de Simone Veil. Dans le XVIIIe arrondissement, la Dilcrah a signalé la photographie d'un mur où est inscrit "truie juive". Sur l’Île-Saint-Louis, l’inscription “Juden” en lettres jaunes sur la vitrine d’une boutique de l’enseigne Bagelstein a également été signalée.

Le parquet de Paris a indiqué que plusieurs enquêtes visant les inscriptions antisémites ont été ouvertes le 11 février.
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Santé : 500 hôpitaux de proximité et 4 000 assistants médicaux en plus
11 février 2019 - Actualité

Santé : 500 hôpitaux de proximité et 4 000 assistants médicaux en plus

A deux jours de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi santé, le Premier ministre et Agnès Buzyn se sont rendus dans la Maison de santé pluridisciplinaire (MSP) d'Avoine, en Indre-et-Loire.
 
Édouard Philippe et Agnès Buzyn se sont rendus, le 11 février 2019, à Avoine, en Touraine, pour souligner le rôle des communautés de santé dans les territoires, à l’image de la maisons de santé pluridisciplinaire (MSP) de la ville. Au sein de cette structure, une petite centaine de professionnels de santé (généralistes, infirmières, kinésithérapeutes...) s'est regroupée pour délivrer une offre de soins de proximité prenant en compte la situation du territoire.

"Cette capacité à se regrouper et inventer de nouvelles façons d’exercer séduit, y compris des médecins qui ne vivent pas en milieu rural", a précisé le Premier ministre. Agnès Buzyn s’est félicitée que grâce à ces maisons de santé, "certains professionnels peuvent venir offrir des services sans pour autant venir s’installer en zone rurale".

Comme l’a souligné le Premier ministre, cette initiative locale, tout comme d'autres initiatives en France, "montrent le chemin", précisant que "l’objectif du projet de loi, c'est de faire en sorte que ces initiatives puissent être dupliquées, multipliées sur le territoire, pour que l'exercice collectif de la médecine devienne la norme."

Selon un point effectué par le ministère des Solidarités et de la Santé début 2018, la France comptait 910 MSP et plus de 300 en cours de création. Ces MSP entrent dans le cadre du développement des "communautés professionnelles de territoire de santé" destinées à permettre un accès aux soins effectifs pour tous les Français, partout sur le territoire national. Cette volonté prend également la forme de création de structures hospitalières de proximité qui seront inscrites dans la loi.

500 hôpitaux de proximité créés

Pour organiser et développer la structure des soins de proximité dans les territoires, le projet de loi prévoit "la transformation de certains hôpitaux qui ont aujourd’hui des difficultés en hôpitaux de proximité", a annoncé Agnès Buzyn. 500 à 600 hôpitaux de proximité verront le jour à l’horizon 2022.

Dans le cadre du développement de ces communautés professionnelles de territoire de santé, 4 000 postes d'assistants médicaux seront également créés d’ici à 2022, avec pour objectif de "rendre du temps médical aux médecins […] et rendre plus intéressant l’exercice de la médecine", a déclaré Édouard Philippe.

Ces structures hospitalières de proximité seront en lien très étroit avec la médecine de ville. L’objectif étant que les médecins en cabinet puissent continuer à suivre leurs patients dans ces structures.

Pour cela, le projet de loi prévoit :
  • Une nouvelle structuration de la médecine libérale en ville
  • La revitalisation des hôpitaux de proximité.
  • La suppression du numerus clausus d’ici à 2020. Objectif : "diversifier les profils", a déclaré Agnès Buzyn.

"Nous avons le sentiment que dans la capacité du monde médical à s’organiser, nous allons répondre de façon efficace aux attentes légitimes, pressantes, exprimées par les Français", a déclaré le Premier ministre. "C’est une très belle organisation (...) que nous voulons promouvoir aujourd’hui dans la loi", s’est-il félicité.

 
Santé : déclaration du Premier ministre au sujet de l'accès aux soins
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Séminaire gouvernemental : le calendrier des réformes pour les trois prochains mois
30 avril 2019 - Le point sur...

Séminaire gouvernemental : le calendrier des réformes pour les trois prochains mois

Les membres du Gouvernement se sont réunis toute la journée du 29 avril 2019 à Matignon. A l'issue, le Premier ministre a présenté le calendrier des réformes annoncées par le président de la République la semaine précédente.
 
L’objectif du séminaire a été exposé par le Premier ministre : définir la méthode et le calendrier pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par le président de la République. « La majorité et le Gouvernement considèrent que nous avons beaucoup à faire au service de nos concitoyens. La détermination, je peux vous le dire, du Gouvernement comme de la majorité, est sur ce point totale. »

Le calendrier des réformes lors des trois prochains mois

MAI

 
  • Lancement de la mobilisation nationale et territoriale pour l’emploi et les transitions
Le Premier ministre réunira l’ensemble des acteurs dès lundi prochain (partenaires sociaux, élus, associations). La mobilisation sera pilotée par François de Rugy, Muriel Pénicaud et Agnès Pannier-Runacher.

Il ne s’agit pas d’une conférence sociale, mais d’une mobilisation d’une ampleur inédite, qui sera déclinée de manière territoriale, afin d’aligner les dispositifs existants, de proposer des corrections si besoin, et de lever les obstacles à la mise en œuvre des priorités pour le travail, la formation et l’accompagnement des transitions écologique et numérique.
 
  • Réforme de la haute fonction publique 
Frédéric Thiriez sera missionné d’ici à la fin de la semaine par le Premier ministre et rendra ses conclusions en novembre.

Les objectifs de la mission : un recrutement méritocratique plus ouvert, une sélection de talents divers, une formation d’excellence, une meilleure gestion des carrières pour éviter les rentes de situation et garder les fonctionnaires motivés, en particulier les meilleurs.
 
  • Lutte contre l’évasion fiscale
Le Premier ministre missionnera la Cour des comptes d’ici la fin de la semaine. Elle rendra ses conclusions au Gouvernement en octobre, avant la discussion des textes financiers au Parlement.
 
  • Conseil de défense de la transition écologique
Le président de la République installera le premier Conseil de défense de la transition écologique d’ici la fin du mois.
 

JUIN

 
  • Décentralisation, déconcentration et services publics
Le Premier ministre réunira la première semaine de juin l’ensemble des élus afin d’avancer avec eux sur les sujets de décentralisation et de déconcentration, qui doivent permettre de rapprocher les services publics des citoyens. Ces travaux déboucheront à l’automne autour de 4 axes :
 
  1. le déploiement de France Services dans chaque canton ;
  2. la déconcentration et la réforme de l’organisation territoriale de l’Etat ;
  3. la relance de la décentralisation ;
  4. la réforme du statut du maire et la simplification de son environnement (maîtrise des normes, soutien de l’ANCT, etc.).
  • Assurance-chômage
Le Gouvernement présentera la réforme de l’assurance-chômage dans le courant du mois de juin.
 
  • Baisse de l'impôt sur le revenu
Le Gouvernement détaillera les modalités de la baisse de l’impôt sur le revenu et les réductions de niches fiscales pour les entreprises. Ni le crédit impôt recherche, considéré comme un instrument essentiel pour le développement de la compétitivité des entreprises, ni les allègements de charges sur les bas salaires ne seront remis en cause.
 
  • Convention citoyenne sur le climat
La première convention citoyenne sur le climat se tiendra en juin. Les 150 citoyens tirés au sort seront en priorité saisis des questions de précarité énergétique et de mobilité périurbaine.
 

JUILLET

 
  • Réforme constitutionnelle
La réforme constitutionnelle sera présentée en Conseil des ministres (référendum d’initiative partagée, différenciation, droit de pétition au niveau local, transformation du CESE, introduction d'une dose de proportionnelle lors de certaines élections, réduction du nombre de parlementaires, etc.).
 
  • Système universel de retraite
Le rapport de Jean-Paul Delevoye au Gouvernement sur le système universel de retraite sera remis au Gouvernement en juillet. Le Gouvernement pourra ainsi présenter en septembre ses arbitrages, tant sur le futur système des retraites que sur les leviers qui seront mis en place pour inciter les Français à travailler plus longtemps. A l’automne, le Gouvernement présentera la loi de programmation en faveur du Grand âge et de l’autonomie.
 
  • Nouvelles mesures sociales
Définition des modalités de mise en œuvre des nouvelles mesures sociales décidées par le président de la République : la lutte contre les impayés de pensions alimentaires et les mesures en faveur de la politique familiale, et notamment la petite enfance et les aidants familiaux.
 
  • Bioéthique
Le projet de loi bioéthique sera présenté en Conseil des ministres.
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Génocide arménien : chaque année, une journée de commémoration
24 avril 2019 - Actualité

Génocide arménien : chaque année, une journée de commémoration

Comme le président de la République s’y était engagé, la France a fait du 24 avril une journée de commémoration du génocide arménien. Le Premier ministre Édouard Philippe présidera cette première cérémonie ce mercredi à Paris.
 
C’était une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, devenue un engagement présidentiel depuis le 5 février 2019. A l’occasion d’un discours prononcé au dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), le président de la République avait alors annoncé la décision de la France d’instaurer une journée de commémoration du génocide arménien.

Le décret du 10 avril 2019 a officialisé l’engagement du président, et la date du 24 avril en tant que journée de commémoration, pour ne jamais oublier les massacres perpétrés à partir de 1915 par l’Empire ottoman à l’encontre des populations arméniennes.

"La France, c'est d'abord et avant tout ce pays qui sait regarder l'Histoire en face, qui dénonça parmi les premiers la traque assassine du peuple arménien, qui dès 1915 nomma le génocide pour ce qu'il était, qui en 2001, à l'issue d'un long combat, l'a reconnu dans la loi et qui fera dans les prochaines semaines du 24 avril une journée de commémoration du génocide arménien", avait alors déclaré le président de la République le 5 février dernier face à la communauté arménienne.

En 2001, la France avait en effet déjà reconnu publiquement dans une loi le génocide arménien.

Le 24 avril, une date symbolique

Cette journée de commémoration a été fixée au 24 avril, en référence à la terrible journée du 24 avril 1915. Ce jour-là, près de 600 intellectuels arméniens furent arrêtés par les autorités ottomanes à Constantinople, avant d’être déportés ou assassinés. Ce jour funeste marqua le début d’un génocide ayant entraîné la mort de plus d’un million de personnes.

Le Premier ministre Édouard Philippe présidera cette première cérémonie de commémoration dans le 8e arrondissement de Paris, à proximité du monument érigé à la mémoire de Komitas, prêtre et compositeur arménien dont le destin fut intimement lié au génocide.
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Notre-Dame : un projet de loi et un concours d’architecture annoncés
17 avril 2019 - Actualité

Notre-Dame : un projet de loi et un concours d’architecture annoncés

A l’issue du Conseil des ministres, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la présentation d’un projet de loi dès la semaine prochaine pour encadrer légalement les dons faits dans le cadre de la reconstruction de la cathédrale.
 

A l'occasion du compte-rendu du Conseil des ministres, consacré ce jour au plan de reconstruction de Notre-Dame de Paris, Édouard Philippe a détaillé le projet de loi prévoyant de donner un cadre légal à la souscription annoncée par le président de la République. Il a également annoncé le lancement d'un concours international d'architecture pour sélectionner un projet de nouvelle flèche pour la cathédrale.

Un cadre fiscal incitatif et des garanties de transparence dans l’utilisation des fonds collectés

Ainsi que l'a souligné le Premier ministre, le Gouvernement va opter pour un système incitatif qui s’adressera au plus grand nombre : les Français qui effectueront un don pour la reconstruction de Notre-Dame bénéficieront d’une réduction majorée de leur impôt sur le revenu, de 75% jusqu’à 1000 euros et de 66% au-delà de 1000 euros.

"Seuls les dons inférieurs à 1 000 euros bénéficieront d'un régime fiscal spécifique. Pour tout ce qui est au-delà de 1000 euros, c'est le régime de droit commun qui s'appliquera", a déclaré le Premier ministre. "Les entreprises, bénéficieront des réductions d'impôts, dite de mécénat, dans les conditions actuelles".

"Chaque euro versé pour la reconstruction de Notre-Dame servira à cela et pas à autre chose". Le projet de loi apportera ainsi les garanties de transparence et de bonne gestion des dons qui seront faits pour Notre-Dame.

Un concours international d'architecture pour rebâtir la flèche de Notre-Dame

Un autre point que le Premier ministre a annoncé en sortie de Conseil des ministres : le lancement d'un concours international pour reconstruire la flèche de la cathédrale. "Le concours international permettra de trancher la question de savoir s'il faut reconstruire une flèche, s'il faut reconstruire la flèche qui avait été pensée et construite par Viollet-le-Duc ou s'il le faut, comme c'est souvent le cadre et le cas dans l'évolution du patrimoine et l'évolution des cathédrales, doter la cathédrale Notre-Dame de Paris d'une nouvelle flèche adaptée aux techniques et aux enjeux de notre époque".

Un hommage appuyé aux pompiers

Le Premier ministre a une nouvelle fois salué le courage des quelque 400 soldats du feu qui se sont mobilisés et relayés pendant plusieurs heures, au péril de leur vie, pour éteindre l'incendie qui ravageait Notre-Dame. "L'Histoire retiendra que les sapeurs-pompiers de Paris ont sauvé Notre-Dame et les trésors artistiques, historiques et spirituels" qui s'y trouvaient.

 
Compte rendu du Conseil des ministres du 17 avril 2019
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Radicalisation : aller plus loin dans la prévention
11 avril 2019 - Actualité

Radicalisation : aller plus loin dans la prévention

Un Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation se tient le 11 avril à Strasbourg. Ses objectifs : amplifier l'action entreprise il y a un an et infuser la prévention dans la société.
 
Malgré la défaite de Daesh en Syrie et en Irak et les mesures de sécurité intérieure mises en place sur notre territoire, le terrorisme islamiste menace toujours la France.

Pour protéger notre pays, ses citoyens et ses valeurs, l'État avait, l'an dernier, lancé le Plan national pour la prévention de la radicalisation. Les 60 mesures contenues dans ce dernier visent à contenir la radicalisation en agissant en amont dans tous les secteurs de la société (écoles, universités, entreprises, services publics, etc).

Pour amplifier ce plan, le Premier ministre tient jeudi 11 avril 2019 un Comité interministériel de la prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) à Strasbourg, ville victime le 11 décembre dernier d'une attaque terroriste faisant cinq morts.

prisons et délinquants radicalisés : Amplifier l’action entreprise il y a un an

On estime le nombre de détenus de droit commun radicalisés à 1 100, et à 500 le nombre de détenus pour faits de terrorisme. La phase 2 du plan prévoit d'agir "là où c'est le plus difficile, c'est-à-dire en prison. La prise en charge des détenus pour terrorisme et ceux de droit commun radicalisés est prioritaire".

Aujourd’hui, le dispositif mis en place pour évaluer et suivre les détenus radicalisés compte 5 Quartiers d’évaluation de la radicalisation (QER) permettant d’isoler les détenus en fonction de leur degré de radicalisation. Deux QER supplémentaires seront mis en place au cours de l'année 2019.

Le Premier ministre a également pointé la nécessité d’agir sur la prévention de la délinquance et les liens pouvant exister avec la radicalisation, avec l’intégration de ce fléau au sein de la prochaine stratégie de prévention de la délinquance, élaborée en association avec les collectivités territoriales. Elle sera dévoilée d'ici la mi-2019.

Le plan prévoit également le renforcement du maillage social avec les travailleurs sociaux et les éducateurs de rue, notamment dans les quartiers exposés à la précarité. Au sein des collectivités locales, devenues un maillon important de la chaîne de prévention, les acteurs locaux interviennent dans le cadre des Cellules de prévention et d’accompagnement des familles (CPRAF). A ce jour, 700 familles sont accompagnées, 2 500 personnes sont prises en charge (dont 55 mineurs et 40 % de femmes).

Infuser la prévention dans la société

Pour déconstruire les discours de haine au sein de la société civile, l’école constitue le premier jalon.  À ce jour, toutes les académies ont en leur sein une équipe "Valeurs de la République" chargée de diffuser et de promouvoir les valeurs qui fondent notre République par le biais de documents de références sur la laïcité et la prévention de la radicalisation.

En parallèle, une sensibilisation accrue et étendue a été menée avec la formation de personnels à l’université, dans l’administration, le milieu du sport, le domaine de l’intervention sociale et de la santé, parmi les médiateurs religieux… Depuis 2014, 28 000 personnes ont ainsi été formées.

Enfin, dès sa phase pilote en juin prochain, le Service national universel (SNU) intégrera la problématique de la radicalisation, en permettant notamment d’effectuer des missions d’intérêt général dans les domaines agissant contre la radicalisation.
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On fait le point sur : la restitution du grand débat national
9 avril 2019 - Actualité

On fait le point sur : la restitution du grand débat national

La restitution des contributions au grand débat national s’est tenue lundi 8 avril au Grand palais. Le Premier ministre a exposé quels grands enseignements le Gouvernement en tirait. Il donnera demain le calendrier des étapes suivantes à l’Assemblée nationale.
 
Le grand débat national a débuté le 15 janvier et s’est achevé ce lundi 8 avril. Il a été organisé en réponse aux fortes tensions qui ont traversé le pays ces derniers mois, avec un objectif : créer les conditions d’un dialogue apaisé avec et entre les Français.

C’est un succès pour notre démocratie, et on le doit aux Français qui ont massivement participé pour réfléchir ensemble à l’avenir de leur pays :
 
  • Près de 2 millions de contributions sur la plateforme et 500 000 contributeurs uniques ;
  • 500 000 participants à des réunions d’initiative locale (RIL) – 10 000 réunions en tout, qui se sont déroulées dans des conditions d’ordre public exemplaires.
  • Un cahier citoyen ouvert dans quasiment 1 commune sur 2 (plus de 16 000 au total), et il faut à ce titre saluer le rôle central des maires dans la réussite du débat.

Au total près de 1,5 millions de Français ont participé

Le débat a été libre et foisonnant. Les garants en ont assuré la totale transparence, conformément à l’engagement pris. Toutes les données sont disponibles, et le resteront aussi longtemps que nécessaire. Elles offrent l’éclairage supplémentaire d’une expression inédite et massive des citoyens par rapport aux données que nous avions auparavant, notamment les sondages.

Ce qui se dégage, c’est un « immense besoin de justice et d’équité », avec 4 axes de consensus :
 
  • Une demande massive de baisses d’impôts, légitime puisque la France est le pays au monde où la pression fiscale est la plus lourde. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a entamé la baisse d’impôts sur les ménages (2 Md€ en 2018, 13 Md€ en 2019) et la poursuivra.
  • Un sentiment d’urgence climatique : les Français ne sont pas climato-sceptiques. Ils expriment une vraie volonté d’agir, mais sans y être contraints par une fiscalité punitive ;
  • Une demande de services publics plus proches, plus lisibles, adaptés aux usagers, et accessibles dans tous les territoires (notamment les services de santé) ;
  • Une exigence démocratique : une participation accrue des citoyens à la décision publique et une démocratie plus représentative.
Ces messages ont bien été reçus ; l’enjeu est maintenant de les transformer en compromis démocratiques. Il reviendra au président de la République de donner les grandes orientations, puis au Gouvernement de travailler avec le Parlement, en lien avec les partenaires sociaux, les élus locaux et les associations.
 
Paroles de Français : restitution du grand débat national

Détails du diagnostic par thématique

Fiscalité et dépenses publiques
  • Une demande massive de baisse d’impôts, en priorité la TVA (pour 18% des contributeurs), et l’impôt sur le revenu (17%).
  • Une préoccupation pour la maîtrise de la dépense publique, en particulier en matière de défense (28%) et de logement (22%).
  • Une forte attente de transparence : 43 % des contributeurs souhaitent une meilleure information sur l'utilisation des impôts et taxes.
Transition écologique
  • Un sentiment d’urgence climatique : 62% des contributeurs à la plateforme estiment que leur vie quotidienne est touchée par le changement climatique.
  • Une volonté d’agir à l’échelle individuelle : 86% des contributeurs pensent pouvoir contribuer à protéger l’environnement, et 77% estiment que leurs actions en faveur de l’environnement peuvent leur permettre de faire des économies.
  • Un rejet de la fiscalité écologique : les Français sont prêts à agir pour l’environnement, mais pas en y étant forcés par de nouvelles taxes (58% rejettent la fiscalité « comportementale »).
Organisation des services publics
  • Un besoin de proximité : près d’1 répondant sur 2 plaide pour un renforcement des fonctionnaires de terrain.
  • Une exigence de simplification, à la fois de l’organisation (les 2/3 des répondants ne savent pas qui fait quoi entre les différents échelons, et 86% critiquent le millefeuille administratif) et des procédures (près d’1 Français sur 2 a déjà renoncé à des droits ou allocations en raisons de démarches trop complexes).
Démocratie et citoyenneté
  • La demande d’une meilleure prise en compte de la volonté des citoyens, par le référendum local (80%, beaucoup plus que le référendum national : 53%), par l’introduction d’une dose de proportionnelle (74%) et par la prise en compte du vote blanc (69%).
  • Une forte défiance à l’égard des élus et de la haute fonction publique : 86% des contributeurs sont favorables à la réduction du nombre de parlementaires, 64% considèrent que le non cumul des mandats institués en 2017 était une bonne chose.
Restitution du grand débat national : le discours du Premier ministre

 
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